Italie – Deux perspectives d’Asie sur l’espérance après le Jubilé

Ci-dessous, l’article complet :

L’Évangile et les œuvres de miséricorde peuvent toucher les populations en Asie s’ils se basent sur la démonstration d’une valeur humaine reconnaissable et ne visent pas nécessairement le prosélytisme. C’est pourquoi le monde missionnaire catholique est convaincu que la promotion humaine est le devoir de l’évangélisation, qui doit répondre aux besoins concrets des peuples. Ce n’est pas un hasard si les figures clés de la mission dans ces contextes sont des femmes et des hommes qui œuvrent dans divers domaines professionnels (enseignement, éducation, santé et accueil des personnes marginalisées) : laïcs, bénévoles et personnes consacrées qui témoignent de leur foi par leur travail. Cette approche est conforme à la philosophie salésienne, notamment à une certaine réticence à verbaliser les actions que leur charisme les motive à entreprendre. 

« Au Pakistan, l’espérance, c’est la jeunesse », nous écrit Piero Ramello. C’est ce contexte qui a façonné le service qu’il a mené il y a six ans à l’école salésienne de Lahore. « La moitié de la population, nombreuse, a entre 0 et 21 ans », souligne-t-il. De par sa position privilégiée, il sait saisir la richesse de chaque génération qui fait face au monde. C’est ainsi qu’il perçoit chez les jeunes Pakistanais un sentiment de vitalité, d’avenir et d’optimisme. L’espérance se lit sur leur visage, dans leur réalité, dans leurs aspirations. Tout en enseignant les mathématiques et les sciences physiques aux jeunes, en tant qu’animateur à l’oratoire, il consacre son temps à écouter, à jouer et à suivre l’épanouissement personnel de ceux qui ont le potentiel d’améliorer le monde. La musique, sa passion, l’aide dans ce parcours et est devenue une raison supplémentaire pour motiver les jeunes à se réunir dans les salles de classe de son institut. La mélodie de cette musique accompagne la curiosité d’explorer l’inconnu. « La profondeur spirituelle est une forme d’espoir », souligne Ramello.

Depuis le Cambodge, Roberto Panetto a partagé des réflexions qui constituent « un message sincère après cinquante années de vie missionnaire, don du Seigneur ». Il commence par une assurance profondément encourageante : « L’espérance n’est pas la dernière chose qui meurt, comme le dit le proverbe : non pas parce qu’elle meurt plus vite qu’on ne le pense, mais parce qu’elle ne meurt jamais ». Il poursuit par une série de « maximes » que nous proposons à nos lecteurs, les invitant à une forme de méditation :

« L’espérance est la vertu qui nous accompagne au moment le plus important de notre existence : le passage de la vie humaine à l’étreinte merveilleuse de Dieu. Quoi de plus beau que de voir, dans cette rencontre, des germes d’espérance qui porteront sans aucun doute de bons fruits ? Gardons toujours la porte de notre cœur ouverte. Un bonjour, un sourire, une étreinte d’enfant, un geste de bonté qui nous rend heureux de vivre et nous insuffle tant d’espérance que le bien triomphera du mal. L’espérance et la paix naissent dans nos cœurs et dans nos familles »

Dans « sa » mission à la Don Bosco Technical School de Sihanoukville, Panetto a gagné la confiance des autorités et, surtout, des familles et des élèves. L’espérance a le visage de ces jeunes qui apprennent un métier qu’ils pourront exercer dans leur pays, et plusieurs générations ont déjà pu en témoigner.

Source : Missioni Don Bosco 

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