Italie – Clôture de la VIe rencontre mondiale des Salésiens Coopérateurs : Fidèles à l’Église et à Don Bosco

Cet événement a également été l’occasion de célébrer le 150e anniversaire de l’association. La réflexion du P. Attard était divisée en trois parties. La première s’est concentrée sur le projet originaire « que l’Esprit a inspiré dans le cœur de Don Bosco, afin de comprendre comment les Coopérateurs ont été conçus dès le départ comme un levain au sein de l’Église et de la société ».

« Dès les premières années de l’oratoire de Valdocco – a rappelé le Recteur Majeur – Don Bosco avait compris que le rêve de « sauver les jeunes » ne pouvait être une entreprise solitaire. On le voit entouré de prêtres et de laïcs, d’hommes et de femmes, d’adultes et de jeunes, de bienfaiteurs, d’amis, d’artisans, d’enseignants. Ce qu’il offre aux jeunes, ce n’est pas seulement un service social ou une dévotion pieuse, mais une expérience globale : éducation, travail, amitié, foi ».

Dans ce projet, « les Salésiens Coopérateurs ne naissent pas comme un simple accessoire, mais comme partie intégrante de cette communauté plus large : un mouvement de personnes, un ferment de l’esprit salésien dans le monde. Tous ne peuvent pas vivre en communauté religieuse, tous ne peuvent pas se consacrer à plein temps à une œuvre, mais beaucoup – explique le P. Attard – peuvent transmettre l’esprit de Valdocco dans leur famille, leur travail, leur société, leur engagement civique. À l’image du levain, les Salésiens Coopérateurs sont appelés à faire partie de la pâte, et non à en être exclus ».

150 ans plus tard, « la mission des Salésiens Coopérateurs demeure une réponse plus actuelle et plus urgente que jamais ». L’objectif de Don Bosco était le salut des jeunes. « Pour lui, cela signifiait aider les jeunes à devenir des hommes et des femmes pleinement humains, capables de travail, d’affection, de foi et de citoyenneté responsable. Car le salut – a-t-il poursuivi – c’est la vie pleine, ici et maintenant, là où le temps est ouvert à la vie éternelle ».

Dans la deuxième partie, le Recteur Majeur a expliqué ce que signifie être levain salésien à travers l’histoire, en se référant à « quatre traits caractéristiques du projet de Don Bosco : la collaboration active et la coresponsabilité ; la centralité de l’éducation des jeunes comme pierre angulaire ; l’esprit de charité pastorale comme chemin vers la sainteté personnelle ; et la présence dans la société pour le bien commun ».

Dans la troisième partie, à partir de l’icône évangélique des noces de Cana, le prêtre s’est efforcé de « définir quatre verbes – regarder, écouter, choisir, agir – comme attitudes concrètes d’un levain salésien appelé à porter du fruit aujourd’hui ».

Le premier verbe est regarder. « Le levain – a-t-il dit – ne fonctionne que s’il est « placé » dans la bonne pâte. Il faut donc être capables de voir où la vie des jeunes peine à « s’élever » », où les relations se refroidissent, où l’espoir s’éteint ».

Le deuxième est écouter. « Le levain ne fonctionne pas s’il reste dur et à part : il doit se laisser mélanger à la farine. Pour nous, cela signifie entreprendre un chemin d’écoute profonde ».

Le troisième est choisir. « Le levain ne peut être partout à la fois ; il doit être pétri dans une pâte concrète. De même, l’association ne peut pas tout faire : elle doit discerner et choisir ».

Enfin, le quatrième verbe est agir. « À Cana, après avoir écouté Marie et Jésus, les serviteurs remplissent les jarres d’eau, les apportent au maître de table, et le miracle se produit. Ils font leur part ; le Seigneur fait le reste ». À partir de là, le prêtre salésien a mis en lumière deux mots « qui reviennent tout au long de notre chemin : croyants et libres. En ce moment historique, être croyant ne signifie pas se réfugier dans le passé ni se défendre contre le monde, mais se confier au Dieu de la vie qui continue d’agir dans l’histoire aujourd’hui, souvent de manière surprenante. De cette foi naît la liberté intérieure. Une liberté qui ne consiste pas à faire ce que l’on veut, mais à s’ouvrir à ce que l’Esprit nous suggère ». Libérés de la nostalgie, pour ne pas rester prisonniers de modèles qui ne parlent plus à la jeunesse d’aujourd’hui. Libérés de la peur, pour ne pas craindre d’explorer les nouvelles périphéries – numériques, culturelles et existentielles. Libres d’être discrets et cachés, car nous savons que la véritable fécondité n’appartient pas à nous, mais à Dieu.

Francesco Ricupero

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