Italie – « L’Évangile est une fête » : la lectio divina sur les noces de Cana aux JSFS2026
Proposée comme un moment central d’écoute, de prière et d’intériorisation pour le vendredi matin, la méditation, intitulée de manière significative « L’Évangile est une fête », a offert une relecture profonde et spirituellement riche de l’un des textes les plus connus de l’Évangile de Jean, mettant en lumière sa puissance symbolique et sa pertinence pour la vie chrétienne et salésienne.
La scène de l’Évangile – le premier des signes miraculeux rapportés par Jean – s’ouvre sur un contexte de joie, de relations et de célébration partagée. C’est pourquoi l’orateur a souligné que l’Évangile ne se détache pas de la vie concrète, mais s’intègre pleinement à sa dynamique humaine, et pas seulement aux aspects les plus durs ou les plus douloureux : « Esclaves et lépreux criaient leur désespoir, et Jésus ne commence pas par eux, mais par une fête de mariage. Il doit y avoir quelque chose de très important : c’est le nouveau visage de Dieu, un Dieu qui vient comme une fête ».
Ainsi, si la fête est le contexte, le protagoniste est le vin, qui fait défaut : « Ce n’est pas le pain qui manque, c’est-à-dire les nécessités de la vie, mais le vin, qui n’est pas indispensable, mais un « plus » inutile, si ce n’est pour la fête ou la qualité de la vie », a observé le P. De Martino. Et celle qui le remarque, c’est Marie, qui, « à Cana, est l’Auxiliatrice par excellence ». En effet, elle « participe à la fête, converse, mange, rit, apprécie le vin, danse, tout en observant ce qui se passe autour d’elle », avec cette attention qui « est déjà une forme de prière ».
Son invitation aux serviteurs – « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » – est la première et unique expression prononcée par Marie dans l’Évangile de Jean, et a été présentée comme une synthèse de l’attitude du croyant, capable d’unir immédiatement les paroles et les actions, d’ouvrir de nouveaux espaces même lorsqu’on ne comprend pas pleinement ce qui se passe.
Le texte proposé à la méditation soulignait également que le signe accompli par Jésus n’est pas un geste spectaculaire, mais une action silencieuse, presque imperceptible, qui passe par la collaboration d’autrui. Les jarres remplies d’eau, le service des serviteurs, la simple obéissance à la parole reçue deviennent partie intégrante du miracle. En ce sens, il a été souligné que Jésus ne crée pas le vin, mais prend l’eau – « la chose la plus simple et la plus banale qui soit » – pour la transformer en quelque chose de précieux et qui apporte de la joie. Voilà comment Dieu agit avec toutes les existences humaines : petites ou grandes, il les habite au quotidien et, s’Il est accueilli, Il peut les transformer en quelque chose de très beau.
« Qu’il est beau de savoir que Dieu ne change pas nos vies, mais les transforme. C’est l’eau qui se change en vin. Dieu a besoin de quelque chose de déjà donné, de quelque chose d’antérieur, pour accomplir son œuvre, et c’est pourquoi Il se sert de mon humanité, qui me paraît immonde, mais qui est à ses yeux si précieuse qu’elle devient l’objet d’un miracle », a observé le diacre vers la fin.
C’est pourquoi l’orateur a exhorté avec force toutes les personnes présentes : « Lorsque nous continuons de croire, d’appartenir à l’Église, à la Famille Salésienne, malgré ses limites évidentes, lorsque nous ne renonçons pas à nos tristes périphéries et que nous nous rassemblons pour prier, parler du Christ, proclamer la Parole, nous remplissons les jarres ».
Et, dans la perspective de la nouvelle année qui vient de commencer, il a exprimé son espoir : « Comme à Cana, ainsi commence cette année de la Famille Salésienne, avec simplicité et émerveillement. Quoi qu’il arrive, cette année est celle où nous voulons offrir au Seigneur notre fidélité imparfaite, notre vie figée, pour la voir se transformer en vin nouveau du Royaume ».
Grâce à sa richesse et à sa profondeur, la lectio divina a aidé les participants à relier l’Évangile à la vie concrète de la Famille Salésienne, exhortant toutes les personnes présentes – ainsi que les milliers de personnes connectées en direct – à être un signe de joie fiable dans le monde d’aujourd’hui.
À la fin de cette séance, les participants ont été répartis en groupes linguistiques pour approfondir ces thèmes, également aidés par des questions proposées pour la méditation. Plus tard dans la matinée, les échanges en groupes ont été résumés et conclus sous la forme d’une prière.
D’autres photos de la journée sont disponibles sur ANSFlickr.