Les 25 participants viennent principalement de Pays d’Afrique, du Moyen-Orient et de certaines régions d’Asie, souvent marqués par des conflits armés, une instabilité politique ou une forte vulnérabilité sociale. Parmi les Pays représentés figurent, par exemple, le Soudan du Sud, le Nigéria, la Syrie, le Liban, la Tanzanie, la Zambie, l’Ukraine et d’autres régions où l’expérience du traumatisme n’est pas une théorie, mais une réalité quotidienne.
Le groupe est composé en grande partie d’éducateurs occupant déjà des postes à responsabilité : directeurs d’œuvres éducatives, coordinateurs de programmes jeunesse, formateurs d’enseignants, responsables pastoraux et opérateurs engagés dans le domaine du soutien psychosocial. Certains sont religieux salésiens ou membres de la Famille Salésienne, d’autres sont des laïcs profondément engagés dans leur communauté.
Un point commun émerge clairement : beaucoup de participants travaillent directement auprès de jeunes touchés par la guerre, les migrations forcées, le deuil ou la violence. Cela confère au parcours de formation une dimension profondément concrète : chaque contenu est immédiatement confronté à une réalité vécue.
Parallèlement, le groupe ressent une vocation à la multiplication. Les participants sont appelés non seulement à acquérir des outils, mais aussi à devenir eux-mêmes des formateurs dans leurs propres contextes. Plusieurs d’entre eux accompagnent déjà des équipes pédagogiques, des animateurs de jeunesse, des catéchistes ou des enseignants, et voient dans ce programme une occasion de renforcer et de mieux structurer leur engagement.
La richesse interculturelle du groupe est également frappante : langues, histoires et sensibilités différentes se rencontrent dans une atmosphère d’écoute mutuelle. En ce sens, la formation elle-même devient une expérience de communion, où chacun porte non seulement un besoin, mais aussi des ressources et un espoir pour les autres.
En arrière-plan, se dessine une réalité chère à la tradition salésienne et à la vision ecclésiale contemporaine : une Église qui grandit par les relations, les échanges et la coresponsabilité. Ces participants, souvent issus de milieux blessés, deviennent ainsi le signe concret d’une humanité qui, malgré les traumatismes, continue de chercher et de construire des chemins vers une vie nouvelle.
Source : Unisal



