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12 mai 2026
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RMG – Marie-Dominique Mazzarello : la simplicité devenue sainteté salésienne

Sa simplicité n'était jamais une pauvreté intellectuelle, mais une clarté de cœur. Marie-Dominique n'a pas bénéficié des mêmes opportunités culturelles que d'autres, mais elle a su se former par le catéchisme, la lecture spirituelle, la direction spirituelle du P. Dominique Pestarino et une intelligence vive capable de transformer chaque expérience en une école de Dieu. En elle, la sainteté ne…

Sa simplicité n’était jamais une pauvreté intellectuelle, mais une clarté de cœur. Marie-Dominique n’a pas bénéficié des mêmes opportunités culturelles que d’autres, mais elle a su se former par le catéchisme, la lecture spirituelle, la direction spirituelle du P. Dominique Pestarino et une intelligence vive capable de transformer chaque expérience en une école de Dieu. En elle, la sainteté ne s’est pas manifestée par des actions exceptionnelles, mais par l’amour du quotidien : travailler, prier, servir, éduquer, sourire, recommencer.

Le Seigneur l’a conduite sur un chemin inattendu. En 1860, lors d’une épidémie de typhus, Marie-Dominique a accepté de soigner des parents malades et fut gravement affaiblie, perdant la force physique qui auparavant la rendait infatigable dans son travail aux champs. Cette fragilité, qui aurait pu paraître une fin, est devenue au contraire une renaissance. Avec son amie Petronilla, elle a appris le métier de couturière et a ouvert un atelier pour les jeunes filles pauvres, afin qu’elles puissent apprendre à coudre et, en même temps, à aimer le Seigneur. C’était déjà, dans la petite communauté de Mornese, une intuition salésienne : prévenir le mal par la présence, éduquer par l’affection, sauver par le travail, la joie et la foi.

Lorsque Don Bosco est arrivé à Mornese en 1864, Marie-Dominique a reconnu immédiatement en lui un homme de Dieu : « Don Bosco est un saint, et je le sens » Mais son lien spirituel avec Don Bosco n’était pas une simple imitation. Elle s’est imprégnée de son esprit, le canalisant à travers sa propre féminité, son expérience de mère et d’éducatrice, et en a fait une maison, un atelier, une cour, une chapelle et une famille. Les études salésiennes parlent à juste titre de « fidélité créatrice » : Marie-Dominique n’était pas un instrument passif, mais une collaboratrice responsable, capable d’incarner le charisme de Don Bosco avec austérité, simplicité et un don constant de soi.

Le 5 août 1872, par la profession des premières Filles de Marie Auxiliatrice, le rêve salésien s’est également incarné au féminin. L’Institut se reconnaît comme né du cœur de Don Bosco et de la fidélité créatrice de Marie-Dominique Mazzarello, pour l’éducation humaine, chrétienne et salésienne des jeunes, en particulier des filles et des jeunes femmes. En elle, le charisme salésien se manifeste dans toute sa plénitude : amour pastoral, esprit de famille, joie, travail, prière, dévotion à Marie Auxiliatrice et passion pour l’éducation des plus pauvres.

Mère Mazzarello guidait sans imposer. Elle se faisait appeler « Vicaire », car la véritable Supérieure était Notre-Dame. Cette humilité ne la rendait pas fragile, mais au contraire fortifiée par la puissance de Dieu. Elle savait corriger avec fermeté et tendresse, accompagner avec douceur et préserver la joie même dans les épreuves. Dans ses lettres, le cœur apparaît comme un jardin à cultiver chaque jour, en arrachant les mauvaises herbes qui étouffent la grâce et en laissant croître la charité, la paix et la bonne volonté. Pour elle, la joie était le signe d’un cœur qui aime véritablement le Seigneur, et la sainteté consistait à se laisser transformer peu à peu par l’amour de Jésus.

Son amour maternel était sans limites. En 1877, les premières FMA sont parties pour l’Uruguay, bientôt suivies par de nouvelles présences en Argentine. Marie-Dominique est restée proche des missionnaires par la prière, les lettres et les offrandes, leur assurant que, même éloignés, elles étaient toujours présentes dans son cœur et parmi les premiers dans ses prières. La simplicité de Mornese s’ouvrait ainsi au monde, car lorsqu’un cœur appartient à Dieu, il devient capable d’accueillir chacun.

Elle est décédée à Nizza Monferrato le 14 mai 1881, à seulement quarante-quatre ans, mais sa courte vie avait déjà fait jaillir un long printemps salésien. En Marie-Dominique Mazzarello, le « Da mihi animas, cetera tolle » de Don Bosco a pris le visage d’une mère : humble dans le service, forte dans l’autorité, joyeuse dans l’amour, sainte dans sa vie quotidienne. Aujourd’hui encore, elle nous rappelle que la véritable grandeur du charisme ne réside pas dans le tumulte des œuvres, mais dans la simplicité d’un cœur qui laisse Dieu y demeurer et qui porte du fruit pour les jeunes, pour l’Église et pour le monde.

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