Pologne – Vers la béatification du P. Jan Świerc et de ses Compagnons, Salésiens polonais martyrs : le P. François Miśka sdb
Enfance et jeunesse
François est né à Świerczyniec près de Bieruń Stary en Haute-Silésie le 5 décembre 1898, comme le cinquième enfant de Jean et Sophie, née Pilorz, dans la famille de 11 personnes au total (toute la famille vivait à Bieruń). Il a été baptisé le 8 décembre 1898 dans l’église Saint-Barthélemy l’Apôtre à Bieruń. Toute la famille vivait du travail sur le champ de 15 hectares. Pourtant, ce qui constituait leur richesse, c’était la foi qui emplissait leur foyer.
Dans la maison familiale des Misiek régnait une très bonne ambiance. Élever un groupe d’enfants pendant la partition de la Pologne et la Première Guerre mondiale n’était pas une chose banale. C’est dans la maison familiale que François a appris à être bon envers les autres, à supporter ceux avec qui c’est difficile, à aider et à pardonner. Les parents donnaient à leurs enfants le meilleur exemple d’une bonne vie chrétienne, ils cultivaient aussi les traditions Ils distribuaient des livres et magazines polonais, chantaient des chansons patriotiques et dirigeaient la Société des Salles de Lecture Populaires. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille cachait chez elle des personnes recherchées par la Gestapo et des prisonniers évadés d’Auschwitz.
La voie salésienne
Il fréquentait le collège à Auschwitz, et après l’avoir terminé en 1916, il a été admis au noviciat de Pleszew, où il a prononcé ses premiers vœux religieux le 24 juillet 1917. Après les études de philosophie à Cracovie, il a fait un stage d’enseignement à Przemyśl et Auschwitz. Il a prononcé ses vœux perpétuels à Auschwitz le 25 juillet 1923. Puis il est parti à Turin-Crocetta pour étudier la théologie. Là, le 10 juillet 1927, il a été ordonné prêtre. Après son ordination, il travaillait à Przemyśl comme conseiller scolaire et catéchiste dans un orphelinat dirigé par des Salésiens. Après deux ans de travail, il a été transféré à Vilnius comme catéchiste dans une école salésienne. Puis, en 1931, il est devenu directeur d’une grande Œuvre Salésienne à Jaciążek, qu’il a gérée pendant cinq ans. En 1936, il a pris le poste de directeur de la maison des Fils de Marie, c’est-à-dire des hommes qui ont reconnu plus tard la vocation salésienne, et il est devenu le curé à Ląd sur Warta.
Après le déclenchement de la guerre en 1939, il a exercé les fonctions d’aumônier militaire pendant quelques semaines, puis est retourné à Ląd pour continuer son service de curé.
Arrestation
C’est dans la maison familiale que le père François a été détenu par des tortionnaires allemands. Le 6 janvier 1941, les autorités allemandes ont transformé la prison salésienne de Ląd en prison d’arrestation pour prêtres des diocèses de Włocławek, Gniezno-Posen et d’autres diocèses, ainsi que pour un groupe de Salésiens présents dans cet établissement. Parmi les prisonniers temporaires se trouvaient l’évêque Michał Kozal, actuellement bienheureux, ainsi qu’un groupe de séminaristes du diocèse de Włocławek. La Gestapo a nommé alors le père François Miśko supérieur de tous les internés, le rendant responsable de la discipline et du comportement des prisonniers. Il prenait soin de ses camarades autant qu’il le pouvait, souvent à ses propres frais. Il avait un esprit d’héroïsme en lui. Il remontait le moral des prêtres et séminaristes y présents.
Tous les prisonniers ont été ensuite transportés par étapes vers le camp de concentration de Dachau.
Martyre et mort
À cette époque, le père François a été transporté deux fois à Inowrocław et Gniezno, où il a été battu jusqu’à en saigner et perdre connaissance. Le 6 octobre 1941, il a été transféré de Ląd au camp de transit de Konstantynów près de Łódź, et le 30 octobre il se trouvait dans le camp de Dachau. Le père François a été chargé de réaliser les travaux de finition dans le camp. Lorsqu’il était forcé de porter des chaudrons de soupe, il s’est cassé le bras.
Il est mort de maladie et d’épuisement le 30 mai 1942, le dimanche de la Sainte-Trinité. Avant sa mort, il priait et réconfortait les autres, encourageant ses compagnons de prison. Son corps a été brûlé dans un crématorium.
Processus de béatification
Le père François Miśka fait partie des 122 Serviteurs de Dieu pour lesquels le deuxième procès en béatification du deuxième groupe de martyrs polonais de la Seconde Guerre mondiale a été ouvert le 17 septembre 2003. Le 24 mai 2011, la phase diocésaine s’est achevée à Pelplin, et tous les documents ont été envoyés à la Congrégation pour les Causes des Saints à Rome. La Positio a été remise le 21 juillet 2022, et son rapporteur était le père Szczepan Tadeusz Praśkiewicz OCD. Le postulateur du procès est le père Pierluigi Cameroni, postulateur général pour la canonisation de la Famille salésienne, qui collabore avec Mme Mariafrancesca Oggianu. Le mardi 28 mars 2023, les consulteurs historiens de la Congrégation pour les canonisation ont émis un avis favorable concernant la Positio suppletiva super martyrio du père Jan Świerc et de ses huit compagnons, prêtres de la Société de Saint François de Sales, assassinés in odium fidei dans les camps d’extermination allemands entre 1941 et 1942. Le 24 octobre 2025, le pape Léon XIV a ordonné la publication du décret sur le martyre et son inclusion dans les archives de la Congrégation pour les Causes des Saints.
Miśka – Video
I° Video:
PL:
https://youtube.com/shorts/ruhZXP-oQX4
IT:
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EN
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II° Video:
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