Chili – « Humaniser l’école » : Ie Journée Nationale de l’Enseignement Religieux Catholique dans les Écoles
Sous la devise « Éduquer à la dimension religieuse aujourd’hui : inclure, innover et évaluer », cette journée a abordé le paradigme de l’Enseignement Religieux à l’École et approfondi des sujets essentiels pour les professeurs de religion : l’innovation par l’Intelligence Artificielle (IA), l’intégration des élèves à besoins éducatifs particuliers (BEP) et les défis de l’évaluation.
Le P. Nelson Moreno, SDB, Grand Chancelier de l’Université Catholique « Silva Henríquez » et Provincial des Salésiens au Chili, a chaleureusement accueilli les participants, soulignant la contribution essentielle de l’Enseignement Religieux Catholique dans les Écoles (EREC, en espagnol) à l’éducation intégrale des garçons, des filles et des jeunes.
« L’enseignement religieux catholique dans les écoles contribue de manière décisive à la formation intégrale des garçons, des filles et des jeunes », a-t-il déclaré, soulignant que l’université, en tant qu’institution salésienne, favorise le dialogue entre la foi, la culture, l’éducation et la vie sociale.
Il a ensuite évoqué la figure de Saint Jean Bosco, « un grand saint éducateur, un formateur né pour les jeunes », dont l’œuvre a débuté par un simple acte de catéchèse. « Pour nous, les Salésiens, l’enseignement religieux fait partie intégrante de notre identité charismatique. Évangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant n’est pas qu’une formule inspirante, c’est une manière de comprendre une mission », a-t-il conclu.
De son côté, Mgr Alberto Lorenzelli, SDB, Président du Département de l’Éducation de la CECH, a exprimé sa gratitude et sa joie face à cette initiative. Il a souligné que l’intégration de la religion dans les programmes scolaires constitue une contribution d’une valeur énorme pour l’école chilienne et la mission d’évangélisation de l’Église, garantissant une formation religieuse actuelle, capable de répondre aux questions et aux inquiétudes des élèves.
Le prélat a ensuite mis en valeur le rôle fondamental des professeurs de religion : « Le professeur de religion catholique est bien plus qu’un enseignant. Il est témoin de l’Évangile, maître de l’humanité, serviteur de la vérité et bâtisseur d’espérance. Sa vocation exige une compétence professionnelle et une vie cohérente. Il ne suffit pas de savoir, il faut vivre. Il ne suffit pas d’enseigner, il faut aimer ».
La journée s’est poursuivie par une présentation introductive de Mme le Dr Solange Favereau, Directrice de la Commission EREC-CECH, intitulée « L’importance de l’innovation, de l’inclusion et de l’évaluation dans l’EREC ».
L’intervenante a unifié ces trois éléments à travers la métaphore du chemin d’Emmaüs, soulignant que l’EREC accompagne les grandes questions humaines à la lumière de la rencontre avec le Christ.
Elle a souligné que l’inclusion chrétienne reconnaît la dignité de chaque personne et ses interrogations légitimes, et que l’innovation dans l’EREC ne vise ni le divertissement ni le suivi des tendances technologiques, mais plutôt l’engagement intellectuel et existentiel des élèves. Concernant l’IA, elle a exhorté les professeurs à évaluer soigneusement son utilisation, en réinvestissant le temps gagné dans l’accompagnement et la création de liens, en plaçant toujours la personne au centre.
Ensuite, Roberto Pavez, Directeur du Département d’Éducation de la CECH, a illustré les données d’une étude sur « Les paradigmes de l’EREC au Chili ». Il a présenté un aperçu historique de la réforme des programmes d’études depuis 2015, aboutissant à l’approbation des fondements du programme EREC 2020.
Il a souligné que la proposition actuelle se distingue par son approche anthropologique, contrairement au programme de 2005, éminemment catéchétique. Il a mis en lumière le choix d’une anthropologie chrétienne, l’accent mis sur la formation intégrale et le développement spirituel de l’être humain, structurés autour de trois axes programmatiques : Nature et Culture, Personne et Société, et Religion et Spiritualité.
Il a souligné que l’EREC 2020, reconnu par le Ministère de l’Éducation, est obligatoire et vise à offrir une éducation plus humaine et intégrée, répondant aux grandes questions existentielles des élèves.
Le programme de la journée comprenait également un débat sur l’EREC au Chili et en Europe, avec la participation de Gloria Díaz Leonart, coordinatrice du Département de Religion des éditions Edebé en Espagne ; et une séance consacrée aux besoins éducatifs particuliers et à l’inclusion dans l’EREC, présentée par Magali Espech, Responsable de la Formation diplômante en éducation différenciée de l’UCSH.
Le matin, a également eu lieu un atelier sur l’Évaluation Formative et les Outils d’Évaluation, animé par Mme le Dr Sandra Zepeda, de l’Université du Chili, et Cristina Campos, Consultante Pédagogique pour le Réseau des Instituts Salésiens.
L’après-midi a été consacrée à un atelier pratique sur l’IA et l’EREC, explorant la planification des unités d’enseignement et la conception des leçons à l’aide de ces technologies, animé par Freddy Araya, coordinateur du Département d’Évangélisation du Réseau des Écoles Salésiennes, et Manuel Venegas, coordinateur du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ) du Réseau des Écoles Salésiennes.
L’enregistrement de l’événement est disponible en ligne.
Source : Bureau de Communication des Salésiens du Chili
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