L’événement, comme l’a expliqué le Recteur de la Basilique Marie Auxiliatrice, le P. Michele Viviano, était le 158e anniversaire de la consécration de la Basilique, qui a eu lieu le 9 juin 1868 par Saint Jean Bosco, dont la dépouille mortelle y repose aujourd’hui.
Le Cardinal Artime, à partir de son récent livre-entretien, a commencé en déclarant qu’il n’y aurait pas assez de temps « pour partager des réflexions sur la vie religieuse après les sept jours intenses passés en Espagne avec le Saint-Père. Par exemple, aux îles Canaries, j’ai rencontré des religieux et religieuses qui soutiennent les migrants et qui, comme à Turin, berceau des saints sociaux, poursuivent, selon le charisme de leurs fondateurs, l’œuvre d’accueil et de consolation là où existent des problèmes sociaux et une quête de sens, dans un monde de plus en plus indifférent à la souffrance ».
C’est pourquoi, en réponse aux questions de Sr Maria Trigila, des Filles de Marie Auxiliatrice et de la Présidence de l’Union des Supérieures Majeures d’Italie (USMI) – Sicile, et du P. Costa, concernant la possibilité de surmonter le défi du déclin des vocations (« les chiffres ») et des œuvres (« les murs »), le Cardinal a déclaré que la diminution du nombre de religieux ne devait pas être source d’inquiétude ni de détresse. Il faudrait la considérer,
« au contraire, comme une opportunité de renouveau de la vie consacrée : avec des communautés plus simples à gérer, plus familiales et plus proches des gens, en dehors de ces maisons religieuses fortifiées qui sont souvent devenues plus une contrainte qu’une ressource ».
« Le château intérieur de Thérèse d’Avila est une chose ; se protéger derrière les murs et les enceintes du passé en est une autre. Aujourd’hui, l’humanité – et nous l’avons ressenti ces derniers jours en Espagne, lors de l’accueil réservé par le peuple au successeur de Pierre – a un besoin urgent d’une vie contemplative au quotidien ».
Selon le Cardinal salésien, ceux qui croisent le chemin d’hommes et de femmes consacrés « doivent avoir le sentiment de rencontrer des personnes heureuses car profondément croyantes et abandonnées à Dieu : alors la vie consacrée aura un avenir car elle sera contagieuse même pour les nouvelles générations ».



