{"id":1033057,"date":"2026-03-25T23:00:00","date_gmt":"2026-03-25T22:00:00","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"trans-27497-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/infoans.news\/fr\/trans-27497-3\/","title":{"rendered":"Liban \u2013 Entre guerre et solidarit\u00e9 : peur, personnes d\u00e9plac\u00e9es et accueil \u00e0 la maison sal\u00e9sienne d&rsquo;El-Houssoun"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>La guerre qui se poursuit<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Le conflit entre les forces arm&eacute;es isra&eacute;liennes et le groupe Hezbollah continue de bouleverser la vie au Liban, aggravant une situation d&eacute;j&agrave; fragile, et affectant gravement la population civile. <strong>Le Pays est d&eacute;sormais confront&eacute; &agrave; une vaste crise humanitaire<\/strong>, le conflit perturbant non seulement ses infrastructures, mais aussi le tissu social et psychologique de la population.<\/em><\/p>\n<p><em>Lors d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse &agrave; Beyrouth, le Ministre de la Sant&eacute;, Rakan Nassereddine, a &eacute;voqu&eacute; ouvertement l&rsquo;urgence de cette situation : depuis le d&eacute;but des attaques isra&eacute;liennes, plus d&rsquo;un million de personnes ont &eacute;t&eacute; contraintes de fuir leurs maisons. Parmi ces personnes, environ 126&nbsp;000 ont trouv&eacute; refuge dans 589 centres collectifs, tandis que beaucoup d&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; accueillies par des proches ou des communaut&eacute;s religieuses<\/em>. <em>Parall&egrave;lement, le Ministre des Affaires Sociales, Haneen Sayed, a indiqu&eacute; que des centaines de milliers de citoyens se sont inscrits sur les portails du minist&egrave;re pour recevoir de l&rsquo;aide. Selon les autorit&eacute;s libanaises, au 24 mars 2026, le bilan s&rsquo;&eacute;levait &agrave; 1&nbsp;072 morts, dont plus de 94 enfants, et plus de 2&nbsp;876 bless&eacute;s. <strong>Depuis le 2 mars, le<\/strong> <strong>calvaire se poursuit au Pays des c&egrave;dres&nbsp;!<\/strong> <\/em><\/p>\n<p><strong><em>Beyrouth et le Liban du Sud sous le feu des bombardements <\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Les zones les plus touch&eacute;es restent Beyrouth &#8211; en particulier la banlieue sud et le quartier de Dahiyah &#8211; ainsi que de nombreux villages du sud du Pays. Les bombardements ont endommag&eacute; des maisons, des &eacute;coles et des activit&eacute;s commerciales, plongeant des milliers de familles dans la peur constante et la pr&eacute;carit&eacute;. <\/em><\/p>\n<p><em>Parmi les &eacute;pisodes les plus tragiques, on peut citer la mort du pr&ecirc;tre maronite Pierre Al Rai, tu&eacute; alors qu&rsquo;il tentait de porter secours aux victimes d&rsquo;un bombardement. Le Pape L&eacute;on XIV lui a rendu hommage en soulignant la signification de son surnom, &laquo;&nbsp;Ra&iuml;&nbsp;&raquo;, qui signifie &laquo;&nbsp;berger&nbsp;&raquo; en arabe&nbsp;: une image qui illustre parfaitement son choix de rester proche des fid&egrave;les jusqu&rsquo;&agrave; la fin, &laquo;&nbsp;comme un vrai berger avec son troupeau&nbsp;&raquo;. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>La guerre psychologique<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Parall&egrave;lement aux destructions mat&eacute;rielles, le conflit engendre une profonde crise psychologique. Les &eacute;coles fonctionnent de mani&egrave;re intermittente, de nombreuses entreprises sont &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t et l&rsquo;avenir appara&icirc;t de plus en plus incertain. Les jeunes, en particulier, expriment fatigue et d&eacute;sillusion&nbsp;: toute tentative de retour &agrave; une vie normale &#8211; reprendre<\/em> <em>leurs &eacute;tudes, trouver un emploi, fonder une famille &#8211; est constamment interrompue par de nouvelles escalades de violence.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Une crise qui touche toute la r&eacute;gion <\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>La guerre ne se limite pas au Liban. De nombreux r&eacute;fugi&eacute;s syriens et irakiens vivent dans le Pays, dont beaucoup avaient d&eacute;j&agrave; fui des conflits pr&eacute;c&eacute;dents. Ces dix derniers jours, selon diverses<\/em> <em>estimations, plus de 110&nbsp;000 Syriens ont quitt&eacute; le Liban pour retourner en Syrie afin d&rsquo;&eacute;chapper aux bombardements. La communaut&eacute; irakienne, principalement concentr&eacute;e &agrave; Beyrouth, est &agrave; nouveau confront&eacute;e &agrave; une grave ins&eacute;curit&eacute;. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>Enfants et familles sous pression<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Des explosions ponctuent la vie quotidienne, souvent la nuit, mais parfois m&ecirc;me en plein jour. Les enfants, les professeurs et les familles sont parmi les plus expos&eacute;s aux cons&eacute;quences de cette tension persistante. Bien qu&rsquo;aucun bless&eacute; n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; signal&eacute; parmi les personnes impliqu&eacute;es dans les activit&eacute;s &eacute;ducatives et communautaires, le besoin de soutien humain, &eacute;ducatif et psychologique se fait de plus en plus sentir. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>La maison sal&eacute;sienne d&rsquo;El-Houssoun&nbsp;: un refuge dans la temp&ecirc;te <\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Dans ce contexte dramatique, certaines organisations continuent d&rsquo;apporter une aide concr&egrave;te. Parmi elles, la maison sal&eacute;sienne d&rsquo;El-Houssoun, situ&eacute;e dans une zone isol&eacute;e du Mont-Liban, constitue un point de rep&egrave;re important. Depuis son ouverture en 1957, elle accueille des personnes fuyant la guerre. <\/em><\/p>\n<p><em>Pendant la guerre civile libanaise, le b&acirc;timent fut occup&eacute; par des miliciens et transform&eacute; en centre d&rsquo;entra&icirc;nement, tout en restant un refuge pour de nombreux d&eacute;plac&eacute;s, dont certains y sont rest&eacute;s m&ecirc;me apr&egrave;s la fin du conflit. Rendue &agrave; la gestion sal&eacute;sienne en 1986, la maison a rouvert ses portes &agrave; plusieurs reprises&nbsp;: en 1989, 1990, 2006, 2024 et de nouveau en 2026. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>Accueil sans distinction <\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Au fil des ans, l&rsquo;accueil s&rsquo;est de plus en plus organis&eacute;. Gr&acirc;ce &agrave; la collaboration avec les institutions sal&eacute;siennes et les organisations internationales, l&rsquo;aide propos&eacute;e comprend non seulement l&rsquo;h&eacute;bergement, mais aussi la distribution de nourriture, de v&ecirc;tements, de m&eacute;dicaments, de soins de sant&eacute; et un soutien psychologique. <\/em><\/p>\n<p><em>Une attention particuli&egrave;re est port&eacute;e aux enfants et aux jeunes, &agrave; travers des activit&eacute;s &eacute;ducatives et r&eacute;cr&eacute;atives con&ccedil;ues pour les aider &agrave; surmonter le traumatisme de la guerre. Depuis d&eacute;but mars, la maison accueille 116 personnes originaires du sud du Liban, principalement des familles musulmanes chiites. Beaucoup d&rsquo;entre elles y avaient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; accueillies lors du conflit de l&rsquo;automne 2024 et sont revenues, gardant un souvenir positif de cette exp&eacute;rience. <\/em><\/p>\n<p><em>Zeinab, 11 ans, raconte avec simplicit&eacute; et espoir&nbsp;: <\/em><\/p>\n<p><em>&laquo;&nbsp;M&ecirc;me si la guerre nous a forc&eacute;s &agrave; quitter notre village, ici, dans la maison de Don Bosco, je me sens en s&eacute;curit&eacute; et &agrave; l&rsquo;aise. Cet endroit m&rsquo;a tellement manqu&eacute;. Qui sait, si c&rsquo;&eacute;tait possible, ce serait merveilleux d&rsquo;avoir une maison comme celui-ci ici pr&egrave;s de notre terre et de notre peuple &raquo;. <\/em><\/p>\n<p><em>Ses mots expriment avec force <strong>l&rsquo;importance d&rsquo;offrir non seulement un abri, mais un lieu qui<\/strong><\/em><strong> <em>redonne un sentiment d&rsquo;appartenance &agrave; une famille et de dignit&eacute;<\/em><\/strong><em>.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Signes d&rsquo;espoir<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Au milieu de la violence, la solidarit&eacute; demeure un signe concret d&rsquo;espoir. Les communaut&eacute;s religieuses, les &eacute;ducateurs et les travailleurs sociaux &oelig;uvrent pour soutenir les plus vuln&eacute;rables, en leur offrant une aide mat&eacute;rielle et un soutien humain<\/em>.<\/p>\n<p><em>Un signe de solidarit&eacute; est &eacute;galement venu du Nonce Apostolique, Mgr Paolo Borgia, qui s&rsquo;est rendu dans plusieurs villages du Liban du sud pour soutenir les communaut&eacute;s touch&eacute;es, leur apportant une aide concr&egrave;te et des paroles d&rsquo;encouragement. <\/em><\/p>\n<p><em>Pour les Sal&eacute;siens et les co-responsables la&iuml;cs (CEP) du Liban, en particulier la communaut&eacute; d&rsquo;El-Houssoun, accueillir les personnes d&eacute;plac&eacute;es est avant tout un choix de foi, inspir&eacute; par l&rsquo;&Eacute;vangile&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;&eacute;tais &eacute;tranger et vous m&rsquo;avez accueilli &raquo;. Dans un contexte marqu&eacute; par la guerre, <strong>le simple geste d&rsquo;ouvrir une porte devient ainsi une forme concr&egrave;te de r&eacute;sistance &agrave; la violence et un acte de foi en la possibilit&eacute; d&rsquo;un avenir de paix.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Le jour de l&rsquo;Annonciation, une pri&egrave;re d&rsquo;esp&eacute;rance s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve&nbsp;: demander l&rsquo;intercession de Marie afin qu&rsquo;un message de paix, de concorde et de fin de la guerre parvienne bient&ocirc;t. Un d&eacute;sir partag&eacute; par un peuple fatigu&eacute;, mais qui garde espoir en un avenir meilleur.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La guerre qui se poursuit Le conflit entre les forces arm&eacute;es isra&eacute;liennes et le groupe Hezbollah continue de bouleverser la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2027497,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[3642,786],"tags":[],"class_list":["post-1033057","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-mediterranee","category-social"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1033057","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1033057"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1033057\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2027497"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1033057"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1033057"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/infoans.news\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1033057"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}