{"id":1033237,"date":"2026-03-29T22:00:00","date_gmt":"2026-03-29T20:00:00","guid":{"rendered":""},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T22:00:00","slug":"trans-27533-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/infoans.news\/fr\/trans-27533-3\/","title":{"rendered":"Italie \u2013 En qu\u00eate d&rsquo;espoir pour vivre : le \u00ab Chemin de Croix des invisibles \u00bb \u00e0 Rome"},"content":{"rendered":"<p>La Passion du Christ rencontre le chemin des invisibles, pansant les plaies ouvertes de ces personnes en qu&ecirc;te d&rsquo;espoir. Cette ann&eacute;e, pour la troisi&egrave;me fois, les sans-abri &eacute;taient au c&oelig;ur de ce qu&rsquo;on appelle &laquo; Chemin de Croix des Invisibles &raquo;, organis&eacute; par la maison Caritas &laquo; Don Luigi di Liegro &raquo; en collaboration avec la Basilique sal&eacute;sienne du Sacr&eacute;-C&oelig;ur de J&eacute;sus et d&rsquo;autres organisations. Parmi celles-ci, la soupe populaire du soir &laquo; Jean-Paul II &raquo;, qui distribue des centaines de repas chauds aux n&eacute;cessiteux, et le chapiteau de Porta San Lorenzo, ouvert pendant l&rsquo;ann&eacute;e jubilaire pour offrir un lit et un repas &agrave; de nombreuses personnes sans domicile fixe. Toutes ces institutions se situent &agrave; proximit&eacute; de la gare Termini, un quartier qui voit la forte pr&eacute;sence d&rsquo;hommes et de femmes marqu&eacute;s par une profonde solitude, la pr&eacute;carit&eacute; &eacute;conomique, les migrations forc&eacute;es et l&rsquo;indiff&eacute;rence.<\/p>\n<p>Le th&egrave;me de cette troisi&egrave;me &eacute;dition, &laquo; Le Chemin de Croix, Chemin de Paix &raquo;, a accompagn&eacute; l&rsquo;ensemble du parcours, qui a d&eacute;but&eacute; par une Messe &agrave; la Basilique du Sacr&eacute;-C&oelig;ur et s&rsquo;est achev&eacute; &agrave; la maison Caritas.<\/p>\n<p>La Basilique, bond&eacute;e de fid&egrave;les, et le chemin des nombreux participants, au moins 200, tout au long du parcours, ont suspendu le temps pendant quelques instants. Et les visages souvent ignor&eacute;s des sans-abri sont devenus une pr&eacute;sence vivante.<\/p>\n<p><strong>Mgr Di Tolve : &laquo; Dieu ne rejette personne &raquo; <\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;&Eacute;v&ecirc;que auxiliaire du dioc&egrave;se de Rome, qui a pr&eacute;sid&eacute; la Messe, a soulign&eacute; dans son hom&eacute;lie que les sans-abri ne sont jamais oubli&eacute;s de Dieu, contrairement &agrave; ce que parfois font les &ecirc;tres humains. &laquo; De m&ecirc;me que J&eacute;sus a &eacute;t&eacute; rejet&eacute; malgr&eacute; sa proximit&eacute; avec les souffrants &#8211; a-t-il d&eacute;clar&eacute; &#8211; nous avons aujourd&rsquo;hui le devoir d&rsquo;aider notre proche, de le faire sentir accueilli, malgr&eacute; les murs et les pierres que leur jettent ceux qui se tournent de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; &raquo;.<\/p>\n<p>Mgr Di Tolve a exprim&eacute; l&rsquo;espoir que chacun puisse suivre le chemin de l&rsquo;&Eacute;vangile, afin que les invisibles deviennent des fr&egrave;res et s&oelig;urs de tous, et &laquo; nous tous, toujours plus, l&rsquo;&Eacute;glise de l&rsquo;amour de Dieu &raquo;.<\/p>\n<p>&Agrave; la fin du Chemin de Croix, qui s&rsquo;est achev&eacute; &agrave; la maison Caritas, l&rsquo;&Eacute;v&ecirc;que a m&eacute;dit&eacute; sur le chemin des fid&egrave;les sur les traces du Christ, toujours attentif aux derniers et aux invisibles. Il a &eacute;galement soulign&eacute; comment la croix, jadis instrument de mort, &laquo; est devenue un signe d&rsquo;esp&eacute;rance gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;amour absolu de J&eacute;sus, et comment, m&ecirc;me dans le rejet et la souffrance, le Christ continue d&rsquo;accueillir sans juger &raquo;. Sa mort repr&eacute;sente une paix universelle fond&eacute;e sur l&rsquo;amour pour toute l&rsquo;humanit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;&eacute;motion des personnes pr&eacute;sentes<\/strong><\/p>\n<p>&laquo; En ces instants, je comprends que le Christ est avec moi et que l&rsquo;esp&eacute;rance existe &raquo;, a confi&eacute; <strong>Pierluigi<\/strong>, un homme de 57 ans qui s&eacute;journait sous la tente et &eacute;tait pr&eacute;sent au Chemin de Croix. Les yeux brillants d&rsquo;&eacute;motion, il a expliqu&eacute; s&rsquo;&ecirc;tre senti chez lui sur ce chemin, ne serait-ce qu&rsquo;un instant, en cette p&eacute;riode difficile de sa vie. &laquo; J&rsquo;ai connu bien des peines &#8211; a-t-il d&eacute;clar&eacute; &#8211; la plus grande &eacute;tant la perte d&rsquo;une fille il y a vingt ans. <strong>Mais aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai un nouveau r&ecirc;ve, dans l&rsquo;esprit de ce Chemin de Croix<\/strong> : pouvoir retrouver ma famille et la paix, au vu de ce qui se passe dans le monde &raquo;.<\/p>\n<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui se trouve Ahmed, un <strong>musulman<\/strong> qui partage le m&ecirc;me logement que Pierluigi. Il a racont&eacute; son &eacute;motion, &agrave; l&rsquo;&eacute;glise, en &eacute;coutant les paroles de Mgr Di Tolve : &laquo; <strong>J&rsquo;&eacute;tais dans la maison de Dieu, je l&rsquo;ai ressenti, et j&rsquo;y ai trouv&eacute; de nombreux fr&egrave;res<\/strong> &raquo;.<\/p>\n<p>Des histoires de d&eacute;sespoir et de r&eacute;demption, d&rsquo;&eacute;chec et de r&eacute;silience. Comme celles <strong>d&rsquo;Edomwonyi<\/strong> et de <strong>Paulo<\/strong>, une Nig&eacute;riane et un Sud-Am&eacute;ricain, tous deux sans-abri. Tous deux trouvent &laquo; refuge et lumi&egrave;re &raquo; dans la solidarit&eacute; de Caritas et disent avoir &laquo; ressenti la proximit&eacute; de la ville lors de cette c&eacute;l&eacute;bration &raquo;. Tout comme l&rsquo;homme qui vit dans la maison &laquo;&nbsp;Di Liegro&nbsp;&raquo; et qui, comme l&rsquo;expliquait Luana Melia, coordinatrice de Caritas, &laquo;&nbsp;malgr&eacute; sa maladie, a finalement particip&eacute;&nbsp;: il &eacute;tait certain que le Seigneur lui donnerait la force de porter la croix, ne serait-ce que quelques minutes &raquo;.<\/p>\n<p><strong>Un signe concret <\/strong><\/p>\n<p>Au terme du chemin, il ne restait pas seulement le souvenir d&rsquo;une c&eacute;l&eacute;bration, mais le signe concret d&rsquo;une rencontre. Sur une route trop souvent parcourue avec indiff&eacute;rence, le temps d&rsquo;une soir&eacute;e, les &laquo;&nbsp;invisibles&nbsp;&raquo; ont eu un nom, un visage, une histoire partag&eacute;e. Le Chemin de Croix devient ainsi une exp&eacute;rience vivante, capable d&rsquo;unir des souffrances diverses sous un m&ecirc;me horizon d&rsquo;esp&eacute;rance. Et tandis que les lumi&egrave;res illuminaient &agrave; nouveau la Via Marsala et que les pas reprenaient leur rythme quotidien, une conscience silencieuse demeurait : l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;homme s&rsquo;arr&ecirc;te et reconna&icirc;t l&rsquo;autre, m&ecirc;me la douleur peut se transformer en fraternit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Un Chemin de Croix, celui des Invisibles, qui &laquo; a voulu montrer le visage de la mis&eacute;ricorde de Dieu envers les plus d&eacute;favoris&eacute;s<\/strong>, envers ces brebis bless&eacute;es et perdues qu&rsquo;il vient chercher et qu&rsquo;il place au premier plan &raquo;, a comment&eacute; le P. Javier Ortiz Rodriguez, Sal&eacute;sien et cur&eacute; de la Basilique du Sacr&eacute;-C&oelig;ur, r&eacute;sumant ainsi le sens de la c&eacute;l&eacute;bration.<\/p>\n<p>Sources : Vatican News, Roma Sette<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Passion du Christ rencontre le chemin des invisibles, pansant les plaies ouvertes de ces personnes en qu&ecirc;te d&rsquo;espoir. 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