Le travail des mineurs est associé à un faible niveau d’instruction et, par conséquent, à des emplois qui ne répondent pas aux critères fondamentaux d’un travail décent. Ceux qui quittent l’école prématurément ont moins de chances de trouver un emploi stable et sont davantage exposés au chômage chronique et à la pauvreté. Beaucoup d’entre eux, en particulier les jeunes de 15 à 17 ans, sont contraints à des travaux dangereux, classés parmi les pires formes de travail des enfants.
Le P. Michael Conway, Directeur de Salesian Missions, explique : « Les enfants ont besoin d’espoir pour l’avenir et des compétences nécessaires pour trouver et conserver un emploi stable et sûr une fois adultes. De notre côté, nous nous engageons à financer des bourses d’études et à veiller à ce que les écoles salésiennes disposent des ressources nécessaires pour offrir aux jeunes une éducation de haute qualité ».
Par exemple, à Muniguda, en Inde, grâce au soutien financier des bienfaiteurs de Salesian Missions, le Centre « Don Bosco Nava Nirman », qui accueille principalement des jeunes issus de milieux défavorisés et marginalisés, a octroyé des bourses à 32 filles. Ce soutien financier a permis de couvrir les frais d’hébergement, les frais de scolarité et l’achat de manuels scolaires. Bien que l’école ait initialement reçu des fonds pour 26 bourses, elle a finalement pu en attribuer 32.
À Nazareth, en Israël, les Salésiens ont également pu offrir des bourses et un soutien psychosocial à des jeunes grâce au financement des bienfaiteurs de Salesian Missions – ainsi qu’à celui d’autres organisations salésiennes du Réseau « Don Bosco Network ». Dans le cadre de ce projet, les Salésiens ont octroyé des bourses à 106 élèves, dont 39 filles, inscrits à l’École Salésienne, et ont offert 78 heures de soutien psychosocial à 50 employés et à environ 170 jeunes élèves touchés par la guerre et les troubles dans la région. Les élèves sélectionnés sont issus de familles fortement impactées par les difficultés socio-économiques plus générales auxquelles la communauté arabe en Israël est confrontée. Beaucoup de ces familles ont subi des pertes d’emploi, des fermetures d’entreprises et une baisse de revenus en raison du conflit.
De plus, grâce au soutien de Salesian Missions, les conditions hygiéniques et sanitaires et l’accès aux ateliers ont été améliorés pour les jeunes fréquentant l’école « St. Vincent De Paul » des Filles de Marie Auxiliatrice à Gumbo, au Soudan du Sud.
Pendant les travaux de construction, les professeurs ont également organisé régulièrement 24 séances sur des sujets tels que l’hygiène personnelle, le lavage des mains, l’hygiène bucco-dentaire, l’utilisation sûre et l’entretien des toilettes, la santé menstruelle, les changements corporels et le maintien d’un environnement propre à l’école et à la maison. Au total, plus de 1 100 élèves ont participé à ces séances.
En outre, un club pour l’égalité des chances a été créé. Actif durant l’année scolaire, il a favorisé la participation égale des garçons et des filles à la vie de l’école.
Enfin, grâce à Salesian Missions, les Salésiens ont pu octroyer des bourses d’études en mémoire du missionnaire « Antonio César Fernández » à 325 jeunes issus de 18 communautés du Bénin, du Burkina Faso, de Gambie, de Guinée-Conakry et du Mali. Ces bourses couvraient un large éventail de besoins, allant du soutien scolaire aux fournitures scolaires en passant par le transport entre la maison et l’école. Parmi les bénéficiaires figurait Nathan, un lycéen de seize ans, élève de la « St. Jean Bosco » de Cotonou, au Bénin, orphelin de père, qui vit dans la pauvreté avec sa mère. Il a témoigné :
« Pendant longtemps, j’ai cru que mes études seraient interrompues faute d’argent. Je ne pensais pas pouvoir poursuivre mes études, et encore moins suivre une formation professionnelle. Mais tout a changé grâce à la bourse que j’ai reçue ! J’ai pu terminer mes études secondaires et obtenir mon baccalauréat. Cette bourse a transformé ma vie. Elle m’a donné de l’espoir, de la confiance et une véritable direction à suivre. Aujourd’hui, je suis une formation professionnelle avec la ferme intention d’apprendre un métier, d’obtenir de bons résultats et de pouvoir un jour soutenir ma famille comme elle m’a soutenu ».



