RMG – « Signes de la Providence » : Marie Auxiliatrice et les miracles documentés dans l’œuvre de Don Bosco (1866–1875) – Partie 1

Don Bosco, homme concret et prudent, écrivait : « De toutes parts, on voit des effets extraordinaires produits par cette confiance en Marie Auxiliatrice » et affirmait avec une sereine certitude : « Marie Auxiliatrice est l’artisane des grâces ». Sa phrase reste célèbre : « Chaque brique correspondait à une grâce », pour indiquer que la basilique elle-même s’était érigée grâce à des signes tangibles de la Providence. Les faits présentés ici, tirés des Œuvres publiées (vol. XXVI) et des Mémoires biographiques, constituent une sélection significative de cette riche documentation.

Dans cette première partie, nous présentons douze épisodes documentés entre 1869 et 1875.

1. L’ENFANT QUI A VU LA LUMIÈRE (Turin, janvier 1870)

Giuseppe, âgé de sept ans, était aveugle de naissance. Les médecins avaient parlé sans hésitation : cécité congénitale, irréversible. Sa mère l’emmena à Valdocco et implora Don Bosco. Après la messe, le Saint bénit une médaille de Marie Auxiliatrice et la posa sur les yeux de l’enfant, en priant à haute voix. Aussitôt, les paupières tremblèrent : Giuseppe ouvrit les yeux et vit la lumière, les visages, sa mère. Le médecin, appelé sur place, attesta par écrit la guérison complète et inexplicable d’un point de vue scientifique.

Source : Mémoires biographiques vol. X / Œuvres publiées vol. XXVI

2. VINGT ANS DE SILENCE BRISÉS EN UN INSTANT (Turin, mars 1871)

Teresa, âgée de 45 ans, était sourde depuis vingt ans à la suite d’une fièvre violente. Une voisine lui offrit une médaille provenant de Valdocco. Teresa la plaça sous son oreiller et pria avec une foi simple. À l’aube, elle entendit distinctement le tic-tac de l’horloge, la respiration de son mari, le chant des oiseaux. Après deux décennies de silence, le monde retrouva ses sons. Le dimanche suivant, elle assista à la messe à Valdocco, écoutant le chœur et l’orgue. Don Bosco lui dit : « Elle aime tellement nous venir en aide ! »

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

3. LA DOUBLE GUÉRISON : AVEUGLE ET MUET (Alexandrie, mai 1872)

Carlo, 24 ans, aveugle et muet de naissance, vivait en totale dépendance de ses parents. Sa mère fit une neuvaine à Marie Auxiliatrice en promettant de se rendre pieds nus à Turin si elle obtenait cette grâce. Pendant neuf jours, elle posa la médaille sur le front de son fils. Le dernier jour, Carlo prononça « Maman » et ouvrit les yeux en même temps. Il vit et parla au même instant. Sa mère tint son vœu, parcourant pieds nus 70 kilomètres jusqu’à Valdocco, où le jeune homme raconta publiquement ce qui s’était passé.

Source : Mémoires biographiques vol. XIII / Œuvres publiées vol. XXVI

4. LA GANGRÈNE QUI DISPARUT EN UNE NUIT (Turin, décembre 1869)

Pietro, maçon de 32 ans, était hospitalisé pour une gangrène à la jambe ; les chirurgiens avaient décidé de procéder à l’amputation le lendemain matin. Don Bosco se rendit à l’hôpital, posa la médaille de Marie Auxiliatrice sur la partie nécrosée et pria : « Ce que les chirurgiens ne peuvent pas faire, Elle saura le faire ». À l’aube, la gangrène avait disparu. Les médecins consignèrent le cas par écrit. Pietro guérit complètement et, pour le reste de sa vie, offrit gratuitement son travail à la Basilique.

Source : Mémoires biographiques vol. X, 163 / Œuvres publiées vol. XXVI

5. LE CANCER DU SEIN QUI S’EST DISSOLU (Vercelli, avril 1873)

Anna, une femme de 40 ans, mère de trois enfants, avait reçu un diagnostic de tumeur maligne au sein, jugée incurable. Don Bosco lui envoya trois médailles bénies en lui indiquant de les appliquer trois fois par jour en récitant trois Ave Maria. Son mari nota les progrès : diminution de la douleur, réduction du gonflement, disparition progressive de la grosseur. Au bout de dix jours, la tumeur n’était plus palpable. Le médecin certifia cette guérison inexplicable. Anna vécut encore 35 ans.

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

6. LA BRONCHITE CANCÉREUSE GUÉRIE INSTANTANÉMENT (Turin, novembre 1870)

Domenico, âgé de 19 ans, agonisait d’une bronchite compliquée d’une gangrène pulmonaire. Il avait reçu l’extrême-onction. Don Bosco accourut, posa sur la poitrine du jeune homme la relique de saint François de Sales et la médaille de Marie Auxiliatrice, pria et dit : « Domenico, lève-toi ! ». Le jeune homme ouvrit les yeux, respira normalement et se redressa. Le médecin, appelé à nouveau, constata que ses poumons étaient parfaitement sains. Domenico guérit définitivement et devint par la suite salésien coadjuteur.

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

7. L’ÉPILEPSIE QUI NE REVINT JAMAIS (Chieri, août 1871)

Francesco, âgé de 16 ans, souffrait d’épilepsie depuis l’âge de huit ans, avec des crises fréquentes et violentes. Conduit à Valdocco par sa mère, il pria devant l’autel de Marie Auxiliatrice et reçut la médaille sur le front. Les crises cessèrent complètement. En 1879, il écrivit à Don Bosco pour confirmer que, huit ans plus tard, elles ne s’étaient plus jamais reproduites.

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

8. LE MÉDECIN INCREDULE GUÉRI ET CONVERTI (Turin, février 1874)

Le docteur Emilio Gardini, médecin turinois ouvertement sceptique à l’égard des miracles, fut atteint d’une forte fièvre accompagnée d’une pneumonie bilatérale. Dans un état critique, il demanda à recevoir la visite de Don Bosco, qui pria et posa sur lui la médaille de Marie Auxiliatrice. La fièvre cessa le soir même ; en quelques jours, ses poumons étaient guéris. Sa guérison physique fut suivie de sa conversion et d’un engagement public de foi.

Source : Mémoires biographiques vol. XVI / Œuvres publiées vol. XXVI

9. LA PARALYSIE VAINCUE APRÈS DES ANNÉES D’IMMOBILITÉ (Asti, juin 1872)

Caterina, âgée de 38 ans, paralysée des jambes depuis dix ans à la suite d’un accouchement difficile, commença à être ointe quotidiennement avec de l’huile provenant de la lampe de l’autel de Marie Auxiliatrice, selon l’indication reçue. Après quelques jours, des signes de sensibilité apparurent ; en l’espace de quelques mois, elle recommença à marcher. Six mois plus tard, elle se rendit à pied à Valdocco pour rendre grâce.

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

10. LA DAME SAUVÉE DES FLAMMES (Turin, septembre 1870)

Luigia Ferrero fut soudainement enveloppée par les flammes lorsqu’une lampe à huile enflamma sa robe. Alors que le feu l’entourait, elle invoqua Marie Auxiliatrice en serrant contre elle la médaille reçue de Don Bosco. Les flammes s’éteignirent instantanément. Ses vêtements furent carbonisés, mais son corps resta intact, sans aucune brûlure. Le médecin, appelé immédiatement après, déclara que ce fait était inexplicable. Luigia attribua publiquement son salut à l’intercession de Marie Auxiliatrice.

Source : Œuvres publiées vol. XXVI / Mémoires biographiques vol. XV

11. LE MAÇON TOMBÉ DU QUATRIÈME ÉTAGE SANS BLESSURE (Turin, mai 1868)

Giuseppe Baratta, maçon de 29 ans, fit une chute depuis le quatrième étage d’un échafaudage à Turin. Pendant sa chute, il invoqua Marie Auxiliatrice, dont il portait la médaille. Les personnes présentes s’attendaient à une mort immédiate ; au lieu de cela, ils le trouvèrent conscient et indemne. Le médecin constata l’absence de fractures ou de contusions, qualifiant l’issue d’incompréhensible. Giuseppe attribua son salut à la protection de Marie et continua à travailler avec dévotion à la construction de la basilique.

Source : Mémoires biographiques vol. XVI / Œuvres publiées vol. XXVI

12. LA TEMPÊTE ARRÊTÉE SUR LE VIGNOBLE (Monferrato, juillet 1871)

Le 15 juillet 1871, une violente averse de grêle dévasta les campagnes du Monferrato. Michele Rossi, un paysan dévot, avait placé une médaille de Marie Auxiliatrice à la lisière de son vignoble en priant pour la protection de la récolte. Pendant la tempête, la grêle détruisit tous les champs environnants, mais s’arrêta exactement à la limite de sa propriété. Le vignoble resta intact. Le fait fut attesté par des témoins et communiqué à Don Bosco comme un signe de protection extraordinaire.

Source : Œuvres publiées, vol. XXVI

Les douze épisodes rassemblés ici, survenus entre 1868 et 1875, révèlent un fil conducteur clair : la confiance simple et concrète dans l’intercession de Marie Auxiliatrice. Guérisons de maladies jugées incurables, protections face à des dangers mortels, conversions inattendues — chaque récit converge vers un même élément : l’invocation confiante et la médiation de Don Bosco.

Pour Don Bosco, ces faits n’étaient ni un spectacle, ni une recherche du prodigieux : c’étaient des signes pastoraux, destinés à renforcer la foi du peuple et à rappeler que Marie continue d’agir dans la vie de ses enfants, et qu’elle ne se contente pas de guérir les corps ou de sauver du danger, mais qu’elle renouvelle les cœurs, redonne l’espoir et conduit à Dieu.

 

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